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	<title>Notre solidarité un territoire à décoloniser</title>
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		<title>Analyse de discours</title>
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		<pubDate>Thu, 17 May 2012 20:25:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[(1) Crise humanitaire et séisme en Haïti Vidéo 1.1 Actualité internationale- Manchette France 24 Vidéo 1.2 ( 3 min) Actualité internationale- En profondeur France 24 Vidéo 2 ACDI Haïti Vidéo 3.1 Action contre la faim Vidéo 3.2 Espoir pour Haïti (2) Conflit armé en Colombie et déplacements forcés Vidéo 1 Extrait de La Paix est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>(1) Crise humanitaire et séisme en Haïti </strong></p>
<p>Vidéo 1.1 <a href='http://www.youtube.com/watch?v=TuUAut2Wx3E' >Actualité internationale- Manchette France 24 </a><br />
Vidéo 1.2 ( 3 min) <a href='http://www.youtube.com/watch?v=7T3EHnz2QUg' >Actualité internationale- En profondeur France 24</a></p>
<p>Vidéo 2 <a href='http://www.youtube.com/watch?v=GdsNCsZ9vNc' >ACDI Haïti</a><br />
Vidéo 3.1 <a href='http://www.youtube.com/watch?v=n6KxE6z6cDo' >Action contre la faim</a><br />
Vidéo 3.2 <a href='http://youtu.be/QNN9QMrJjGY' >Espoir pour Haïti</a></p>
<p><strong>(2) Conflit armé en Colombie et déplacements forcés</strong></p>
<p>Vidéo 1<a href='http://youtu.be/JnDO9xblYD4' > Extrait de La Paix est possible en Colombie</a><br />
Vidéo 1.2 <a href='http://www.youtube.com/watch?v=yWHNRjQFea0' >La Paix en Colombie est possible, Caritas </a><br />
Vidéo 2 <a href='http://www.youtube.com/watch?v=e9RADxXdqm0' >La vie avant le profit</a><br />
Vidéo 3 L&#8217;empire de la palme <a href='http://blip.tv/pasc/l-empire-de-la-palme-court-3647399' >L\&#039;empire de la palme</a></p>
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		<title>Des textes au ton critique pour alimenter les débats</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 21:14:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cahier « Notre solidarité : un territoire à décoloniser », qui reprend et complète le contenu des ateliers, est un outil destiné à étoffer les réflexions et à susciter des débats qui, espérons-le, contribueront à enrichir nos pratiques de solidarité internationale. Loin de prétendre à l&#8217;objectivité, ces textes reflètent nos positions politiques, féministes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cahier « Notre solidarité : un territoire à décoloniser », qui reprend et complète le contenu des ateliers, est un outil destiné à étoffer les réflexions et à susciter des débats qui, espérons-le, contribueront à enrichir nos pratiques de solidarité internationale.</p>
<p>Loin de prétendre à l&#8217;objectivité, ces textes reflètent nos positions politiques, féministes et anticoloniales. Les critiques, parfois acerbes, des pratiques de la coopération internationale participent d&#8217;une analyse systémique qui met en lumière des tendances dominantes tout en passant sous silence les exceptions à la règle. Cette posture critique englobante nous semble nécessaire pour provoquer de profondes remises en question. Toutefois, nous – en tant que militantes d&#8217;un projet de solidarité avec la Colombie – n&#8217;échappons pas à ces critiques. Dans cet esprit, les écrits sont parsemés de bulles référant à l&#8217;expérience du PASC. Intitulés « Parcours de solidarité directe », ces exemples tirés de nos propres échecs, débats internes, réussites et dilemmes, témoignent de notre processus de réflexion autocritique alimenté par la démarche proposée ici. Il faut toutefois noter que l&#8217;interprétation de ces moments d&#8217;histoire ne fait pas toujours consensus au sein du groupe; aussi les bulles que vous trouverez dans ce Cahier ne sont qu&#8217;une manière de raconter notre expérience.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Introduction</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>L&#8217;introduction présente le cadre d&#8217;analyse du projet en mettant en lumière les principaux concepts utilisés. Y sont abordés les contributions des mouvements féministes et de l&#8217;analyse anticoloniale ainsi que les rapports Nord/Sud.</p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=41">Une démarche féministe anticoloniale</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=43">Nommer les actrices</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=47">Nommer les rapports Nord / Sud</a></li>
<p style="font-size: 15pt;"><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=53">Chapitre 1 Défis de la solidarité: mettre en jeu nos privilèges</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le premier chapitre introduit les notions nécessaires à une analyse faite en termes de rapports de pouvoir et qui permet de comprendre les défis inhérents aux relations solidaires entre acteurs du Nord et du Sud. Dans un premier temps, nous présentons l&#8217;approche féministe anticoloniale en nous appuyant sur les concepts d&#8217;oppression, de catégories sociales et de privilèges. Par la suite, la réflexion se porte sur les moyens de reconnaître nos privilèges et d&#8217;agir avec eux.</strong></p>
<p><strong>1.1 Qu&#8217;est-ce que l&#8217;oppression ?</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=56">Catégories sociales et rapports de pouvoir</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=74">Les catégories sociales : entre revendications et transgressions</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=79">L’intersectionnalité de l&#8217;oppression</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=84">1.2 L&#8217;hégémonie de la normalité</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=85">Colorer l&#8217;invisible</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>1.3 Mettre en jeu nos privilèges</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=87">Reconnaître nos privilèges</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=91">Un miroir peu flatteur</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=94">Mécanismes de défense</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=122">De la culpabilité à la responsabilité</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p style="font-size: 15pt;"><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=125">Chapitre 2 Aux sources de l&#8217;action internationale</a></strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Dans le chapitre 2, nous proposons une lecture historique de ce qui, de nos jours, est nommé solidarité internationale en suggérant d&#8217;y distinguer trois ensembles d&#8217;influences politiques : (1) la charité chrétienne et le mouvement humanitaire, (2) l&#8217;internationalisme en tant que solidarité politique, (3) l&#8217;aide publique au développement, pour ensuite nous pencher sur les spécificités de l&#8217;action des organismes de coopération internationale (OCI). Dans un dernier temps, nous abordons le thème de la citoyenneté mondiale, une manifestation actuelle de la solidarité internationale. Pour offrir des pistes de débats, nous présentons certaines critiques qui sont formulées à l’égard de chacun des courants. Faire ressortir les différents courants d&#8217;idées qui orientent l&#8217;action internationale a pour objectif d&#8217;inviter les acteurs et actrices à énoncer les positions politiques qui sous-tendent leurs initiatives de solidarité internationale.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong>2.1 De la charité à l&#8217;action humanitaire</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=128">Les fondements religieux de la charité</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=139">Colonisation et missions civilisatrices</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=143">Des missionnaires aux organisations humanitaires</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=146">Neutralité de l&#8217;action humanitaire</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=172">La compassion à plusieurs vitesses</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=174">Quel droit d&#8217;ingérence pour l&#8217;action humanitaire ?</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=177">ONG et forces militaires : même combat ?</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=179">2.2 L’internationalisme ou la solidarité entre les peuples</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=181">L&#8217;Internationale prolétaire</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=187">Internationalisme et anti-impérialisme</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=192">La fin des idéologies ?</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=194">L&#8217;Internationale de la Résistance</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=196">Une ONGéisation des mouvements sociaux ?</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=200">2.3 L’aide publique au développement (APD)</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=205">Un instrument de la politique extérieure des États riches</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=209">Aide et contrôle politique</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=211">La notion de « développement »</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=213">Développement durable et néolibéralisme</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>2. 4 Les organismes de coopération internationale</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=215">Les OCI au Québec</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=218">Les OCI et les ONG, des acteurs politiques</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=220">La légitimité des ONG</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=226">Relations avec leurs partenaires du Sud</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=234">2. 5 Citoyen-ne-s du monde : consommation et solidarité ?</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=237">La citoyenneté mondiale et le tourisme équitable</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=241">Qu’est-ce que la citoyenneté mondiale ?</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=243">Les limites de l’action citoyenne</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p style="font-size: 15pt;"><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=245">Chapitre 3 Canadien-ne-s en solidarité internationale</a></strong></p>
<p><strong> </strong><br />
Le dernier chapitre, dédié aux relations solidaires Nord/Sud, se penche sur le rapport à l&#8217;Autre et a pour but de cerner les privilèges propres aux Canadien-ne-s engagé-e-s en solidarité internationale.<br />
En reprenant les réflexions partagées par des militant-e-s et d&#8217;ancien-ne-s coopérant-e-s, nous y abordons différentes tensions, souvent taboues, qui traversent le travail de solidarité internationale dans le but de lancer les débats qui nous permettront d&#8217;affronter collectivement ces défis, lesquels, faute d&#8217;attention, sont souvent cause de désengagement.<br />
<strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=249">3.1 Privilèges spécifiques à l&#8217;exercice de la solidarité internationale</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=251">Le loisir de la lutte</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=254">Passe V.I.P avec les autorités locales</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=256">Riche malgré soi</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>3.2 Les rôles des militantes du Nord en solidarité internationale</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=258">Le Canada, un Bon Samaritain</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=260">L’Occident en Juge et Sauveur</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=262">La voix des sans-voix</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>3.3 Rapport à l&#8217;Autre</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=264">De la pitié à l&#8217;empathie</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=267">Images de la souffrance</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=270">Des victimes actrices de changement</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=272">Qui aide qui ?</a></li>
<li><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=275">Aidant-e ou Allié-e</a></li>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=279">Conclusion : À suivre&#8230;</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=279">Annexe 1 Esclavage, Génocide et Guerre au terrorisme</a></strong></p>
<p><strong>Se basant principalement sur l&#8217;apport théorique des féministes afro-américaines et autochtones, ce texte propose une lecture féministe du projet colonial du Canada.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=285">Annexe 2 Le rôle des ONG au cœur de la tourmente: le cas d&#8217;Haïti</a></strong></p>
<p><strong>Avec plus de 500 années de colonisation, des politiques économiques coloniales toujours en vigueur, des catastrophes à répétition, la plus grande proportion d&#8217;ONG par habitant au monde, Haïti est un cas où s&#8217;exacerbent des contradictions douloureuses. Le rôle des ONG y est fortement remis en question. Nous avons décidé d&#8217;y consacrer une annexe ayant conscience que le sujet d&#8217;Haïti ne peut pas être abordé dans le milieu de la coopération québécoise sans créer de vifs débats. Nous avons tenté de rendre justice au débat en cours sans pour autant cacher notre opinion sur le sujet.</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.pasc.ca/decolo/?p=288">Références</a></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<item>
		<title>Une réflexion critique sur les pratiques de solidarité</title>
		<link>http://decolo.pasc.ca/?p=5</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 18:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ateliers]]></category>

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		<description><![CDATA[Site du PASC : www.pasc.ca Inspiré par les défis rencontrés dans l&#8217;organisation d&#8217;un projet d&#8217;accompagnement en Colombie et par les recherches menées par Gada Mahrouse, sous le thème « La convergence troublante du privilège, du militantisme et du tourisme politique », le PASC, en collaboration avec l&#8217;Institut Simone de Beauvoir de l&#8217;Université Concordia, propose des sessions de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><a href="http://www.pasc.ca" target="_blank"><strong>Site du PASC : www.pasc.ca</strong></a></p>
<p>Inspiré par les défis rencontrés dans l&#8217;organisation d&#8217;un projet d&#8217;accompagnement en Colombie et par les recherches menées par Gada Mahrouse, sous le thème « La convergence troublante du privilège, du militantisme et du tourisme politique », le PASC, en collaboration avec l&#8217;Institut Simone de Beauvoir de l&#8217;Université Concordia, propose des sessions de réflexions destinées aux acteurs sociaux engagés dans des initiatives de solidarité internationale.</p>
<h2 style="text-align: center;">Tournée d&#8217;ateliers à travers le Québec<br />
Mai 2011 à Avril 2012</h2>
<p>Ces ateliers ont été élaborés par et pour les personnes engagées dans des projets de solidarité internationale : étudiant-e-s, stagiaires et personnel permanent des OCI, militant-e-s, syndicats, groupes communautaires et centres de femmes avec un volet d&#8217;action internationale.<br />
Nous souhaitons être invitées dans vos milieux, dans vos journées de formation interne ou avant l&#8217;envoi d&#8217;une équipe de stagiaires à l&#8217;étranger. Nous nous déplacerons à travers le Québec au gré de vos invitations. Tous les ateliers sont offerts gratuitement. Plusieurs formats sont possibles pour s&#8217;adapter à vos disponibilités.<br />
Une première courte série d&#8217;ateliers d&#8217;introduction se déroulera au printemps 2011; puis reprendra à l&#8217;automne jusqu&#8217;en avril 2012. Tous les ateliers sont offerts gratuitement. Plusieurs formats sont possibles pour s&#8217;adapter à vos disponibilités.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Une démarche féministe anticoloniale</title>
		<link>http://decolo.pasc.ca/?p=41</link>
		<comments>http://decolo.pasc.ca/?p=41#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 09:16:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.pasc.ca/decolo/?p=41</guid>
		<description><![CDATA[La mondialisation néolibérale prolonge, tout en les transformant, les trois systèmes de domination et d’exploitation [...] : capitaliste, raciste colonial et patriarcal. -2- Jules Falquet, sociologue française. Le projet « Notre solidarité : un territoire à décoloniser » se revendique du mouvement féministe anticolonial développé, entre autres, par les Women of Colour et les Third [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>La mondialisation néolibérale prolonge, tout en les transformant, les trois systèmes de<br />
domination et d’exploitation [...] : capitaliste, raciste colonial et patriarcal. -2- Jules Falquet,<br />
sociologue française.</p></blockquote>
<p><DIV="text-align:justify"><br />
Le projet « Notre solidarité : un territoire à décoloniser » se revendique du mouvement féministe anticolonial développé, entre autres, par les Women of Colour et les Third World Feminists.(i) L&#8217;analyse des rapports de pouvoir qui est proposée [Chapitre 1] se base sur l&#8217;approche dite de l&#8217;intersectionnalité de l&#8217;oppression. Ce cadre d&#8217;analyse s&#8217;inspire des débats qui ont divisé et uni les différents mouvements féministes au cours des dernières décennies.-3-<br />
<span id="more-41"></span><br />
<strong><br />
Les féminismes en débat : vers une approche anti-oppression</strong></p>
<blockquote><p>À partir des années 1980, se développe une démarche critique de l’hégémonie d’une certaine pensée féministe, blanche, occidentale, qui n’avait pas suffisamment reconnu les tensions dans les débats et luttes féministes, pourtant âpres, autour des questions de classe, de race ou de nation. Cette démarche de décolonisation du féminisme est inspirée par des militantes et théoriciennes issues de la migration, des minorités, et surtout par des militantes et théoriciennes dans les pays du Sud.-4- Christine Verschuur, professeure, Suisse.</p></blockquote>
<p>Alors que les féministes radicales (ii) ont mis de l&#8217;avant l&#8217;expérience commune des femmes en tant que « classe de sexe » opprimée pour bâtir l&#8217;unité des femmes face à l&#8217;oppression patriarcale, les féministes afro-américaines ont quant à elles démontré que leur vécu de l&#8217;oppression était différent de celui des féministes blanches de classe moyenne puisqu’il est également conditionné par la « classe sociale » et la « classe de race ». De la même façon, en dénonçant l&#8217;hétérosexisme, le féminisme lesbien a démasqué les rapports d&#8217;oppression présents au sein même de la catégorie « femme ».</p>
<p>Les différents féminismes dits postcoloniaux, tels que ceux développés par les féministes autochtones, arabes, asiatiques, latinas, africaines ou chicanas(iii), ont poursuivi dans cette voie pour afficher leur vécu spécifique de l&#8217;oppression en tant que femmes issues des couches populaires</p>
<p>Les plus pauvres de la société mondiale et appartenant à une société colonisée (ou assujettie à l&#8217;impérialisme) ne partageant pas la culture dominante occidentale. Les femmes immigrantes tentent aujourd&#8217;hui de mettre de l&#8217;avant leur propre vécu du sexisme et de la discrimination dont elles sont l&#8217;objet en tant que personnes illégales (sans papiers) ou citoyennes à « intégrer ». Grâce à ces apports et à bien d&#8217;autres, le mouvement féministe et ses multiples courants théoriques ont ainsi évolué vers une analyse anti-oppression où l&#8217;enjeu ne se situe plus autour d&#8217;une oppression principale mais plutôt sur la conjugaison de ces oppressions.<br />
<strong><br />
Les féminismes du Sud : vers la décolonisation</strong></p>
<p>Les féministes immigrantes, racialisées (Women of Colour) ou du dit Tiers monde (Third World Feminists) ont participé aux études postcoloniales en analysant les implications, pour le genre et pour les femmes, des politiques coloniales passées et actuelles (impérialisme, guerres, apartheid, ethnocentrisme, politiques d&#8217;immigration, division internationale du travail, politiques néolibérales,etc.). Elles proposent d&#8217;étudier les structures de pouvoir racistes au sein même de notre société pour comprendre leur déploiement au sein de la société mondiale . L&#8217;essai Esclavage, génocide et guerre au terrorisme [Annexe 1] qui propose une lecture du Canada en tant que projet colonial, offre un exemple de cette démarche en reprenant certaines analyses développées par les féministes afro-américaines et autochtones.</p>
<p>Plusieurs Third World Feminists proposent des lectures critiques du développement et de l&#8217;aide internationale. Certaines soutiennent que l&#8217;actuelle féminisation de la pauvreté n&#8217;est pas due au fait que les femmes ne sont pas adéquatement intégrées au sein des politiques de développement (capitaliste), mais plutôt au fait qu&#8217;elles subissent de plein fouet ces nouvelles politiques d&#8217;exploitation qui poursuivent la colonisation sur le dos des femmes (citons entre autres Sen et Grown 1987,Visvanathan et al., 1997). Ces féministes sont particulièrement sensibles aux discours portant sur l&#8217;aide et aux dynamiques de victimisation des femmes du Sud, qui reproduisent les discours coloniaux où la pauvre indigène est sauvée par les bonnes âmes blanches occidentales.</p>
<blockquote><p>La solidarité entre nous, féministes du Nord et du Sud, doit se construire sur des actions concrètes de résistance aux politiques hégémoniques du Nord. Les politiques néolibérales sont certainement la prolongation et l&#8217;extension, les substituts, des anciennes politiques colonialistes et impérialistes. [...] la plupart des actions de résistance aux processus globaux [...] construisent des nouvelles formes solidaires de relations sociales.-5- Silvia Chejter,professeure et militante féministe, Argentine.</p></blockquote>
<p><strong><br />
Une démarche intéressée, des positions explicites</strong></p>
<p>Adopter une démarche féministe c&#8217;est également affirmer notre position en tant qu&#8217;actrices sociales et politiques. La théorie féministe rejette la prétention à l&#8217;objectivité et à l&#8217;universalité et propose plutôt de situer l&#8217;auteure comme actrice et non comme observatrice « neutre et objective ». Le discours étant toujours le fait d&#8217;une locutrice, celle-ci doit se nommer et reconnaître son positionnement dans les rapports sociaux. La production de connaissances ne saurait se soustraire au vécu de l&#8217;intellectuelle ni l&#8217;action être pensée en dehors des conditions de l&#8217;activiste qui l&#8217;élabore. Pour cette raison, nous proposons une démarche de réflexion autocritique qui a pour objectif de situer les militantes de la solidarité internationale au sein des rapports de pouvoir structurant la société mondiale. </DIV></p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="font-size: 9pt;">
(i) Le terme Women of Colour est utilisé par certaines féministes non blanches pour rendre visible la racialisation dont elles sont l&#8217;objet, mais également pour générer un sentiment de solidarité favorisant l&#8217;empowerment des femmes non blanches en Occident. Certaines de ces féministes vivant au Nord s&#8217;identifient plutôt aux Third World Feminists pour souligner leur appartenance à un groupe colonisé.<br />
(ii) Le féminisme radical se réfère au renouveau du mouvement féministe (deuxième vague, à partir des années1960), suite à la première vague mobilisée au début du siècle pour le droit de vote des femmes.<br />
(iii) Le terme chicana réfère aux résidentes étasuniennes de descendance mexicaine.
</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="font-size: 9pt;">
2-Falquet, « Hommes en armes et femmes “de service” &#8230;», p. 18.<br />
3-Voir à ce sujet : Toupin, Les courants de pensée féministe<br />
4-Verschuur, « Genre, postcolonialisme et diversité des mouvements de femmes », p. 4.<br />
5-Chejter, « Lo local y lo global en las prácticas de las ONGs feministas en América Latina », p. 296.</p>
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		<title>Nommer les actrices</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 08:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la mobilisation se mesure, généralement pour les hommes, en termes de participation aux partis et aux pouvoirs politiques, de programmes gouvernementaux, de promesses électorales visant à un accès à la citoyenneté définie par les constitutions, les lois et autres objectifs de développement réaffirmés en termes de croissance. L’approche est plus complexe pour les femmes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Si la mobilisation se mesure, généralement pour les hommes, en termes de participation aux<br />
partis et aux pouvoirs politiques, de programmes gouvernementaux, de promesses électorales<br />
visant à un accès à la citoyenneté définie par les constitutions, les lois et autres objectifs de<br />
développement réaffirmés en termes de croissance. L’approche est plus complexe pour les<br />
femmes, en raison du caractère patriarcal et masculin de l’État et du politique. La signification<br />
nouvelle que leur ont donnée les pratiques du politique héritées de la colonisation et les<br />
tentatives de modernisation sociale n’ont pas complètement brisé la marginalisation des<br />
femmes dans des Républiques sans citoyennes. Les femmes se sont créé des espaces de<br />
parole et de liberté dans des conditions difficiles d’accès au politique, en participant aux luttes<br />
de libération, au soutien des hommes au pouvoir, sans recevoir la juste contrepartie de ces<br />
efforts.-6- Fatou Sow, intellectuelle féministe, Sénégal.</p></blockquote>
<p><span id="more-43"></span></p>
<blockquote><p>Cependant, ces femmes sont aussi actrices de leur vie, sans cesse luttant contre et/ou<br />
négociant avec l’ordre dominant, et gagnant ainsi quelques espaces de pouvoir. Face aux<br />
différentes formes d’oppression qu’elles subissent, elles mettent en place des stratégies de<br />
résistance propres. C’est précisément dans les marges créées par leur exclusion qu’elles vont<br />
trouver des outils de résistance. Les &#8221; lieux &#8221; dans lesquels elles sont acculées (économie<br />
informelle vs sphère dominante du capitalisme, sociabilité féminine populaire vs espace<br />
public masculin dominant, etc.) sont en effet des espaces où peuvent émerger des outils et<br />
des stratégies d’empowerment singuliers.-7-Meriem Rodary, candidate au doctorat, franco-<br />
marocaine.</p></blockquote>
<p>Comme le souligne Fatou Sow, les femmes sont généralement absentes des lieux de pouvoir officiels; toutefois, comme le rappelle Meriem Rodary, elles sont présentes au sein des initiatives communautaires qui participent à la construction d’un pouvoir populaire. Au Canada, selon une étude réalisée entre 2007 et 2009 -8-, les femmes constituent 76 % du personnel salarié des organismes sans but lucratif. (4) Elles représentent par ailleurs plus de la moitié des bénévoles et des donateur-trice-s-9-. Pour rendre compte de cette réalité, nous avons opté pour l&#8217;usage du féminin lorsqu&#8217;il est question de nommer les actrices de la solidarité internationale.</p>
<p>Une multitude de termes existent pour nommer ces actrices et les distinguer entre elles. Les humanitaires se différencient des coopérantes ou des stagiaires, et les militantes, (qui peuvent se différencier elles-mêmes des activistes), ne s&#8217;identifient habituellement pas aux précédentes. De manière très générale, les premières se définissent par leur intervention lors de situation d&#8217;urgence ou leurs valeurs humanistes; les secondes sont membres d&#8217;une ONG et contribuent au développement; les dernières se réclament de l&#8217;action de solidarité ou encore de la lutte sociale. Ces différenciations ont un sens politique et historique majeur, cependant ces appellations ne renvoient pas à des catégories étanches : un même individu peut prétendre à plusieurs d&#8217;entre elles. Ces identités ne sont ni fixes ni exclusives. Nous avons donc consciemment décidé d&#8217;utiliser plusieurs de ces appellations, en espérant que tous et toutes puissent se sentir interpellé-e-s par les questionnements et réflexions soulevés.</p>
<p>La manière de nommer les organisations est également source de débat. Le terme ONG n&#8217;a pas de définition unique, il n’appartient pas exclusivement au milieu de la coopération ou du développement.</p>
<p>Bien que ce terme englobe toute organisation non gouvernementale, nous avons choisi de le réserver aux organismes constitués principalement de personnel salarié qualifié et dont les membres ne sont pas les principales personnes affectées par les problèmes qu&#8217;ils entendent résoudre ni les principaux bénéficiaires de leurs programmes. Les organismes de coopération internationale (OCI) québécois correspondent donc à cette définition: OCI réfère, au Québec, aux organismes de coopération internationale qui s&#8217;identifient à l&#8217;action communautaire autonome. Les organisations sociales pour leur part se mobilisent autour d&#8217;enjeux directement liés aux conditions de vie de leurs membres.</p>
<p>Notons que la définition que nous proposons est loin de faire consensus.<br />
Il importe, par ailleurs, de souligner que de nombreuses ONG, particulièrement celles du Sud, se considèrent comme faisant partie des mouvements sociaux alors qu&#8217;au Nord, les opinions sur le sujet divergent. [Voir à ce sujet : Une ONGéisation des mouvements sociaux ]</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
(4) Mentionnons que selon cette même étude portant sur les ONBL canadiennes, « les hommes sont beaucoup<br />
plus nombreux à occuper un poste de haute direction » tandis que les femmes sont plus nombreuses dans les<br />
postes subalternes</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p>6-Sow, « Politiques néolibérales et alternatives féministes&#8230; »<br />
7-Rodary, « De l’exclusion à la résistance : femmes, travail et classe …<br />
8-Conseil RH pour le secteur communautaire. 2009. Étude sur la main d&#8217;oeuvre, réalisée de janvier 2007 à juin 2009. [En<br />
ligne]: <a href="http://hrcouncil.ca/main-doeuvre/statistics.cfm">http://hrcouncil.ca/main-doeuvre/statistics.cfm</a> (Consulté le 12 décembre 2010.)<br />
9-Statistiques Canada. 2009. Enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation (ECDBP). [En ligne]<br />
<a href="http://www.statcan.gc.ca/cgi">http://www.statcan.gc.ca/cgi</a>-<br />
bin/imdb/p2SV_f.plFunction=getSurvey&#038;SDDS=4430&#038;lang=fr&#038;db=imdb&#038;adm=8&#038;dis=2#a1. (Consulté le 12<br />
décembre 2010.) Voir aussi: Statistiques Canada. 2003. Force vitale de la collectivité : faits saillants de l&#8217;Enquête<br />
nationale auprès des organismes à but non lucratif et bénévoles. [En ligne] http://<a href="www.statcan.gc.ca/pub/61-533-x/61- 533-x2004001-fra.pdf">www.statcan.gc.ca/pub/61-533-x/61-<br />
533-x2004001-fra.pdf</a>. (Consulté le 12 décembre 2010.)</p>
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		<title>Nommer les rapports Nord/Sud</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 07:16:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien que cette notion soit fausse sur le plan géographique, nous avons choisi d&#8217;utiliser le terme « Nord/Sud » pour nommer le rapport historique entre nations dominantes et nations dominées, entre anciennes métropoles et anciennes colonies. Le rapport Nord/Sud est en fait un clivage imaginaire entre les pays riches dits développés et les pays pauvres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que cette notion soit fausse sur le plan géographique, nous avons choisi d&#8217;utiliser le terme « Nord/Sud » pour nommer le rapport historique entre nations dominantes et nations dominées, entre anciennes métropoles et anciennes colonies.</p>
<p>Le rapport Nord/Sud est en fait un clivage imaginaire entre les pays riches dits développés et les pays pauvres dits « sous-développés », « en voie de développement », « moins avancés », etc. L&#8217;expression ne réfère pas à une limite géographique mais bien à un clivage illustrant les inégalités entre, d’une part, les pays et communautés riches et privilégiés et, d’autre part, les pays et communautés non occidentaux marginalisés sur les plans économique, politique et culturel.<br />
<span id="more-47"></span><br />
La division Nord/Sud telle qu&#8217;elle est utilisée est donc une expression courante chargée d&#8217;histoire qui a le mérite de ne pas parler en termes de niveau de développement des pays, mais de référer plutôt à une réalité socioéconomique historique. Ainsi, le Canada, pays du Nord (tant du point de vue géographique qu&#8217;économique), loin d&#8217;être homogène, est constitué de plusieurs « Sud »; le territoire du Nunavut qui se présente en tant que territoire considéré sous-développé économiquement et convoité pour ses ressources, en plus d&#8217;être peuplé d&#8217;un groupe autochtone colonisé, en est un exemple.</p>
<p>Nous concevons les rapports Nord/Sud comme étant structurés par le système mondial capitaliste actuel, lequel s&#8217;est construit par les guerres coloniales et continue, de nos jours, à s&#8217;approfondir sous le contrôle impérialiste des entreprises du Nord, de leurs États et de leurs institutions internationales.</p>
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		<title>Chapitre 1 Défis de la solidarité: mettre en jeu nos privilèges</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 13:02:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Les initiatives de solidarité internationale naissent pour la plupart d&#8217;un sentiment d&#8217;injustice face aux inégalités Nord/Sud. Les militantes qui investissent ce champ d&#8217;action sociale proposent une nouvelle distribution du pouvoir entre les différentes régions du globe. À ce titre, les réseaux de solidarité internationale auxquels participent des actrices du Nord comme du Sud se présentent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les initiatives de solidarité internationale naissent pour la plupart d&#8217;un sentiment d&#8217;injustice face aux inégalités Nord/Sud. Les militantes qui investissent ce champ d&#8217;action sociale proposent une nouvelle distribution du pouvoir entre les différentes régions du globe. À ce titre, les réseaux de solidarité internationale auxquels participent des actrices du Nord comme du Sud se présentent comme une forme alternative de relations, basée sur des principes d&#8217;égalité. Toutefois, comme les relations Nord/Sud relèvent d&#8217;un rapport de domination historique, les bonnes intentions ne sont pas suffisantes pour renverser ces inégalités. La question se pose donc : comment parvenir à transformer cette relation à la base inégalitaire ?</p>
<p>Cette question, centrale pour plusieurs mouvements de solidarité internationale, impose un regard critique sur nos pratiques, nous invitant à observer comment, malgré nous, nous reproduisons les rapports d&#8217;oppression que nous souhaitons abolir. La démarche que nous proposons vise, dans un premier temps, à identifier ces rapports de pouvoir afin de penser, dans un second temps, leur dépassement au sein de relations solidaires.</p>
<p>Nous n&#8217;étudions pas la mappemonde et les sociétés humaines depuis notre vaisseau spatial, avec un regard extérieur au genre terrien : nous sommes actrices de cette société et contribuons à reproduire et à réinventer les relations sociales. C&#8217;est pourquoi nous proposons de commencer en nous situant nous-mêmes au sein de cette société mondiale, en prenant conscience de notre propre position dans les rapports sociaux. Nous cherchons à cerner les privilèges qui nous sont octroyés et qui sont refusés aux acteurs et actrices avec lesquels nous souhaitons construire des relations solidaires.</p>
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		<title>Catégories sociales et rapports de pouvoir</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 11:06:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#62; Catégorie sociale: Les catégories sociales sont des construits sociaux groupe social tout comme elles peuvent être utilisées pour invoquer une étiquette sociale que les autres attribuent à l’individu, étiquette qui repose souvent sur l’apparence physique et le processus de socialisation. Partout où l’on pose les yeux, il y a des gens trop pauvres pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;"><strong>&gt; Catégorie sociale: </strong>Les catégories sociales sont des construits sociaux groupe social tout comme elles peuvent être utilisées pour invoquer une étiquette sociale que les autres attribuent à l’individu, étiquette qui repose souvent sur l’apparence physique et le processus de socialisation.</p>
<p>Partout où l’on pose les yeux, il y a des gens trop pauvres pour vivre dans la dignité et il y a des gens excessivement riches. Il y a des femmes qui marchent avec peur la nuit et des hommes qui se sentent en sécurité peu importe l&#8217;heure. Il y a des jeunes noir-e-s qui subissent le profilage à caractère raciste (dit « profilage racial ») du corps policier et des jeunes blanc-he-s qui n&#8217;ont pas à s&#8217;en inquiéter. Il y a des cultures dominantes qui affichent leur langue et leurs valeurs et d&#8217;autres, souvent autochtones ou immigrantes, qui sont reléguées au folklore. Il y a des couples qui expriment leur affection en public et d&#8217;autres qui se cachent des regards haineux. Loin d&#8217;être exhaustive, cette liste pourrait malheureusement s&#8217;allonger à l’aide de multiples autres facteurs d&#8217;exclusion : religion, citoyenneté, langue, capacités, etc.</p>
<p>Qu&#8217;on les nomme injustices, inégalités, exclusions ou discriminations, ces réalités sociales sont des rapports de pouvoir entre catégories sociales. Ces rapports de pouvoir conditionnent le vécu de l&#8217;oppression.<span id="more-56"></span></p>
<p style="text-align: right;"><strong>&gt; Oppression</strong> Action d&#8217;asservir par son pouvoir, son autorité sur l&#8217;Autre. En sciences sociales, l&#8217;oppression se réfère au pouvoir qu&#8217;exerce un groupe social hégémonique sur les autres groupes sociaux. Ce groupe dominant opprimera les membres des groupes plus faibles afin de conserver ses privilèges (pouvoir économique, social, politique,etc.).<br />
L&#8217;oppression, c&#8217;est donc la façon dont le pouvoir et les privilèges d&#8217;un groupe dominant sont maintenus, soit par la force, les menaces physiques, psychologiques, sociales, économiques, institutionnelles ou systémiques.-10</p>
<p>Loin d&#8217;être figés, ces rapports évoluent et se modifient dans l&#8217;histoire humaine. Ce qui semblait naturel hier est dénoncé aujourd&#8217;hui comme étant des divisions sociales arbitraires maintenues par des rapports d&#8217;oppression. Ainsi, les sociétés esclavagistes qui voyaient en l&#8217;esclave un être de catégorie inférieure, né pour être dominé, ont été dénoncées et les catégories maîtres et esclaves ont été mises à jour en tant que construction sociale, détruisant ainsi l&#8217;idéologie esclavagiste qui prétendait que cette domination relevait d&#8217;un ordre naturel, voire divin.</p>
<p><strong>Classes sociales</strong></p>
<p>De la même façon, la lutte de classes inspirée de l&#8217;idéologie marxiste a mis en évidence la division des sociétés en classes sociales prolétaires et bourgeoises où l&#8217;une détient les moyens de production et l&#8217;autre vend sa force de travail. Loin de s&#8217;effacer au sein d&#8217;un nouvel ordre néolibéral, les inégalités économiques se creusent à l’intérieur des sociétés et entre elles. Les classes sociales et leurs différentes appellations ― pauvres, classe moyenne, élite économique, etc. ― sont aujourd’hui largement définies notamment par le métier, l’éducation, les qualifications, les revenus, les possessions.</p>
<p><strong>Classe de sexes et hétérosexisme</strong></p>
<p>Pour sa part, le mouvement féministe radical a démontré la construction sociale de la féminité et de la masculinité. Si le sexe est une donnée biologique, la culture qui lui est associée (les pratiques sociales comme la division des tâches, les caractéristiques de personnalité associées au genre, etc.) varie dans l&#8217;histoire et selon les sociétés. Le genre, féminin ou masculin, est une catégorie sociale.</p>
<blockquote><p>
« On ne naît pas femme, on le devient. »<em> Simone de Beauvoir, Le Deuxième sexe.</em></p></blockquote>
<p>Les luttes des gais et lesbiennes ont mis de l&#8217;avant une analyse de l&#8217;hétéronormativité qui fait de l&#8217;hétérosexualité la norme sociale universelle et de l&#8217;homosexualité l&#8217;exception, voire la déviance.</p>
<p><strong>Race sociale</strong></p>
<p>Le mouvement des Afro-américain-e-s aux États-Unis a quant à lui mis en évidence l&#8217;apartheid silencieux entre les Blancs et les Noirs, dénonçant l&#8217;idéologie raciste et ses implications. Ce mouvement a déconstruit la notion de race en tant que donnée naturelle pour montrer le processus de racialisation des non-Blancs, en tant que catégorie sociale opprimée.</p>
<p align="right">&gt;    <strong>Apartheid</strong> est un terme afrikaner pour apartness, qui signifie séparer, mettre à part, tenir à l’écart. Il peut se résumer comme l’institutionnalisation d’un régime de discrimination raciale systématique ou plus précisément, « un système politique où le racisme est règlementé dans la législation par des lois du Parlement ». &#8211; 11 </p>
<p><strong>Colonialisme et occidentalocentrisme</strong></p>
<p>Les mouvements anticoloniaux ont pour leur part non seulement dénoncé les rapports entre pays coloniaux ou impérialistes et pays ou peuples colonisés, mais également les catégories sociales créées au sein même des sociétés entre Blancs,et Indiens ou Noirs (en tant que descendant-e-s d&#8217;esclaves) de même que les autres rapports entre catégories ethnicisées héritées généralement du passé colonial. Outre les rapports de subordination, les luttes pour l&#8217;autodétermination, entre autres celles des peuples autochtones, ont permis de démontrer l&#8217;hégémonie de la culture occidentale sur les autres systèmes de croyances et d&#8217;organisations sociales.</p>
<p><strong>Validisme</strong><br />
Les associations de personnes handicapées et leurs allié-e-s mènent des luttes contre la discrimination fondée sur les capacités physiques ou mentales des individus. Par exemple, la Cour suprême du Canada a défini que ce qui constitue un handicap ne relève pas des restrictions ou des conditions biomédicales d&#8217;une personne, mais plutôt de la discrimination qu&#8217;elle vit en tant que personne handicapée.-12 La Cour se réfère au « processus de production du handicap », désignant non pas lesdites incapacités de la personne mais les « différents obstacles ou facilitateurs rencontrés dans le contexte de vie qui [pourront] la placer en situation de pleine participation sociale ou au contraire de handicap ».-13</p>
<p style="text-align: right;"><strong>&gt; Validisme</strong> Discrimination fondée sur les capacités physiques, mentales ou émotionnelles. La personne valide n’a pas conscience qu’elle est valide ; elle se dit normale ce qui l&#8217;empêche de voir que les infrastructures, les représentations du corps, les normes sociales, etc., excluent une partie de l&#8217;humanité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="border:3px solid grey;padding:2em;"> <strong>Race, Ethnie, Culture ?</strong></p>
<p>Bien que le terme de race n&#8217;ait plus sa place dans les discours politiquement corrects, le processus de racialisation des individus et les structures racistes de nos sociétés n&#8217;ont pas pour autant disparu. Il est courant aujourd&#8217;hui de le remplacer par de nouvelles catégories sociales abstraites telles qu&#8217;ethnie ou culture. Au lieu de parler des Noirs, on parlera de la communauté culturelle, du groupe ethnique, de la minorité ethnoculturelle, etc. En ce qui concerne la catégorisation culturelle des individus, elle comporte le risque d&#8217;affirmer le caractère immuable de la culture comme étant un fait statique, biologiquement héréditaire alors que la culture relève de processus historiques prenant place dans certaines conditions sociales et politiques. Loin d&#8217;être neutre, la catégorisation culturelle, les processus de racialisation et d&#8217;ethnicisation sont généralement le fait du groupe dominant qui étiquette la différence dans une catégorie minoritaire.</p>
<p>Les concepts d&#8217;ethnicité et de race reposent sur un mythe d’ascendance collective où l&#8217;individu ethnicisé ou racialisé est associé à certaines caractéristiques jugées naturelles qu&#8217;il partage avec un groupe perçu comme homogène en raison du lieu de naissance, de la religion, de la langue, etc.</p>
<p>Le processus d&#8217;ethnicisation ou de racialisation est généralement l&#8217;œuvre du groupe hégémonique définissant une catégorie sociale pour les « Autres », différents, minoritaires. </p></div>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<br />
10- Groupe d’expertes sur les mécanismes de responsabilisation pour l’égalité entre les sexes. 2005. Rapport final :<br />
L’égalité pour les femmes : Au delà de l’illusion. Condition féminine Canada. [En ligne] : http://www.cfc-swc.gc.ca/re-<br />
sources/panel/report/report_f.pdf (Consulté le 17 décembre 2010.)<br />
11- Davis, Apartheid Israel, p. 37<br />
12- Jugement de la Cour Suprême du Canada. Affaire Mercier (2000). Québec (Commission des droits de la personne et des<br />
droits de la jeunesse) c. Montréal (Ville); Québec (Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse) c.<br />
Boisbriand (Ville), [2000] 1 R.C.S. 665. [En ligne]<a href=" http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2000/2000csc27/2000csc27.html"> http://scc.lexum.umontreal.ca/fr/2000/2000csc27/2000csc27.html</a><br />
(Consulté le 21 janvier 2011.)<br />
13- Réseau international sur le processus de production du handicap. [En ligne]:<a href=" http://www.ripph.qc.ca/? rub2=2&#038;rub=6&#038;lang=fr"> http://www.ripph.qc.ca/?<br />
rub2=2&#038;rub=6&#038;lang=fr</a> (Page consultée le 6 mars 2011)</p>
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		<title>Les catégories sociales : entre revendications et transgressions</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 10:38:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Les catégories sociales : entre revendications et transgressions Pour dénoncer et abolir les rapports de pouvoir, les mouvements sociaux ont historiquement utilisé différentes stratégies. Certains se sont consciemment réapproprié les termes associés à leur oppression au sein d&#8217;un processus d&#8217;affirmation identitaire et d&#8217;empowerment. Pensons par exemple au mot d&#8217;ordre Black is beautiful, au concept de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les catégories sociales : entre revendications et transgressions</strong></p>
<p>Pour dénoncer et abolir les rapports de pouvoir, les mouvements sociaux ont historiquement utilisé différentes stratégies. Certains se sont consciemment réapproprié les termes associés à leur oppression au sein d&#8217;un processus d&#8217;affirmation identitaire et d&#8217;empowerment. Pensons par exemple au mot d&#8217;ordre<em> Black is beautiful</em>, au concept de <em>Négritude</em> ou encore à celui de <em>Fierté Gay</em>. Pour d&#8217;autres, la stratégie consiste plutôt à refuser les catégorisations. Les mouvements <em>queers</em> vont dans ce sens en transgressant les catégories binaires homme/femme et hétérosexuel/homosexuel pour mettre à jour la multitude et la fragmentation des identités sexuelles.</p>
<blockquote><p> Si les féministes classiques rejettent les stéréotypes où sont enfermés les femmes et les hommes, elles ne revendiquent pas la fin de ces catégories. Pour certaines, il s’agirait d’un attachement identitaire envers un groupe ayant une longue histoire d’oppression et d’expériences communes. […] Pour ma part, je me sens à la fois interpellée et craintive. Interpellée parce que, au fond, je milite pour faire tomber des catégorisations inutiles. […] Parfois, je crois qu’une analyse binaire nous conduit à un cul-de-sac. Mais craintive parce que dans leur zèle, certains groupes, en voulant lutter contre les privilèges et pour les minorités sexuelles […] noient une réalité toujours persistante, la discrimination systémique des femmes partout dans le monde.-14- <em>Alexa Conradi, Fédération des femmes du Québec.</em></p></blockquote>
<p>Les luttes sociales se diversifient, dénonçant ou créant de nouvelles catégories sociales, qu&#8217;il s’agisse des stigmates soufferts par les personnes séropositives, des rapports de pouvoir qui entourent l&#8217;obtention ou la détention d&#8217;une certaine citoyenneté, la maîtrise d&#8217;une langue, la pratique d&#8217;une religion, etc. En mettant à jour l&#8217;arbitraire des catégories sociales et des rapports de pouvoir qui les soutiennent, ces différentes forces sociales revendiquent une nouvelle distribution des droits et privilèges entre les groupes sociaux.</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p>15 Conradi, <a href="http://www.google.ca/url?sa=t&#038;source=web&#038;cd=1&#038;ved=0CBwQFjAA&#038;url=http%3A%2F%2Fwww.relais-femmes.qc.ca%2Ffiles%2FCourse_Relais_32.pdf&#038;rct=j&#038;q=conradi%20transgenre%20une%20menace&#038;ei=TAYGTrSaN8PogQfu0ZzLDQ&#038;usg=AFQjCNHZbgxqIT22WZI9MSOFXrANnyHGaw&#038;sig2=AinG6KXEUp1ZNgux3jWLVw&#038;cad=rja">« Transsexualisme et transgenre : une menace&#8230;»</a></p>
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		<title>L’intersectionnalité de l&#8217;oppression</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Mar 2011 09:17:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>PASC</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Cahier]]></category>

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		<description><![CDATA[Une personne ne peut se définir par une seule catégorie sociale : que ce processus relève de l&#8217;identification individuelle ou des étiquettes imposées par sa société, l&#8217;individu se positionne toujours au croisement de plusieurs catégories. Une femme pauvre et handicapée ne peut pas expliquer son vécu de l&#8217;oppression uniquement par son appartenance à la catégorie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une personne ne peut se définir par une seule catégorie sociale : que ce processus relève de l&#8217;identification individuelle ou des étiquettes imposées par sa société, l&#8217;individu se positionne toujours au croisement de plusieurs catégories.</p>
<p>Une femme pauvre et handicapée ne peut pas expliquer son vécu de l&#8217;oppression uniquement par son appartenance à la catégorie Femme puisque d&#8217;autres rapports de pouvoir jouent pour déterminer sa place dans la société. En comparaison, pour un homme riche, blanc et hétérosexuel, le handicap ne sera pas aussi déterminant quant à ses conditions de vie. Ou encore, un individu mâle homosexuel ne peut pas être identifié seulement comme membre de la classe dominante masculine puisqu&#8217;au sein de cette catégorie sociale, il subit un processus d&#8217;exclusion.</p>
<p align="right">&gt; <strong>Intersectionnalité</strong> L’intersectionnalité véhicule l’idée selon laquelle les rapports<br />
de pouvoir entre différentes catégories sociales, s&#8217;entrecroisent, se conjuguent<br />
pour déterminer la position sociale d&#8217;un individu et son vécu de l&#8217;oppression.
</p>
<p><span id="more-79"></span></p>
<p>La notion d&#8217;intersectionnalité a été mise de l&#8217;avant par la juriste afro-américaine Kimberlé Crenshaw. Son analyse des lois contre la discrimination aux États-Unis démontrait que celles-ci conduisent à favoriser les femmes blanches et les hommes noirs. La situation particulière des femmes noires n’était pas prise en compte. Crenshaw utilise une métaphore géométrique (un point d’intersection géographique) pour décrire l’influence de rapports d&#8217;oppression qui se chevauchent et les expériences intersectionnelles de personnes de sexe féminin et noires.-15</p>
<p>La notion d&#8217;intersectionnalité souligne donc l&#8217;interdépendance des catégories sociales et propose d&#8217;analyser le positionnement (point d&#8217;intersection) d&#8217;un individu dans les rapports sociaux plutôt que son appartenance à une ou plusieurs catégories sociales.    </p>
<div style="border:3px solid grey;padding:2em;">     <strong><br />
Femmes autochtones au Canada : une double oppression</strong></p>
<p>Au Canada, l&#8217;affaire Lovelace a mis en lumière un processus de discrimination multiple. En 1977, Sandra Lovelace dépose une plainte devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies pour discrimination relative à la Loi sur les Indiens qui privait les femmes autochtones de leur statut lorsqu&#8217;elles épousaient des non-Autochtones alors que dans la même situation, un homme ne perdait pas son statut d&#8217;Indien ni les droits associés. En 1981, le Comité statue que cette loi canadienne est en violation du Pacte international sur les droits civiques et politiques. Pour défendre son verdict, le comité se base sur le droit à la culture, à la langue et à la religion des personnes appartenant aux minorités nationales. Malgré la pétition de Mme Lovelace, le Comité n&#8217;a pas considéré la discrimination fondée sur le sexe de la plaignante.</p>
<p>Vingt ans plus tard, la juge canadienne Claire L&#8217;Heureux-Dubé reconnaît pour sa part la double oppression vécue par les femmes autochtones :</p>
<blockquote><p>Les femmes autochtones, que l’on peut dire doublement défavorisées en raison de leur sexe et de leur race, font partie des personnes particulièrement touchées par les mesures législatives [...], de par leur histoire et leur situation dans les sociétés canadienne et autochtone. <em>Affaire Corbeil, 1999, au sujet du droit de vote des autochtones hors réserves.</em></p></blockquote></div>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
15- Crenshaw, Race, reform and retrenchment: Transformation and Legitimation in Antidiscrimination Law.</p>
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